Free 4ème opérateur ?

Mercredi 28 octobre 2009, par rédac-rss // Informatique-High tech

Sauf surprise, Free (groupe Iliad), actuellement fournisseur d’accès à Internet, est le seul candidat annoncé, les autres postulants ayant finalement abandonné. L’opérateur mobile virtuel Kertel (ancienne filiale d’Iliad), le câblo-opérateur Numericable, l’opérateur virtuel Virgin Mobile, le conglomérat Bolloré et l’opérateur égyptien Orascom ont tous jeté l’éponge, découragés par l’ampleur de la tâche : en plus de s’acquitter du prix de la licence (facturée 240 millions d’euros), le nouvel arrivant devra construire son propre réseau. Un coût évalué à environ un milliard d’euros.
 
Pourquoi un quatrième opérateur ?
En France, le marché de la téléphonie représente près de 59 millions de clients pour le mobile et des chiffres d’affaires cumulés de près de 25 milliards d’euros en 2008 pour les trois opérateurs en place (SFR, Orange/France Télécom et Bouygues Telecom). « L’arrivée d’un quatrième acteur pourrait, sans mettre en danger les opérateurs en place, être favorable aux consommateurs », estime l’Arcep.
 
Quatrième licence = des offres moins chères pour les consommateurs ?
Free assure que, s’il est choisi, il ouvrira son service de téléphonie mobile 18 mois après avoir eu la licence, soit dès l’été 2011. Il a d’ailleurs promis de faire baisser les prix, divisant par deux la facture des Français, dans une interview au Figaro. Selon un rapport réalisé par Bercy en 2008, l’arrivée de ce quatrième opérateur ferait baisser les prix de 7%, soit « un gain de 1,224 milliard d’euros par an pour les consommateurs ». Mais les prix cassés sont à exclure. « Si le nouvel entrant engageait une vraie guerre des prix, vu la taille des opérateurs en place, il serait le premier à disparaître », a mis en garde lundi le président de l’Arcep Jean-Ludovic Silicani dans une interview au Monde.
 

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