A quoi servent les banques ?

19/10/2012 à 06h24 // Droit, Finances, assurances

C’est la question que l’on peut se poser aujourd’hui en cette période de récession ou plus que jamais le grand public et le professionnel doit faire attention avec les "choses liées à l’argent". Les banques Françaises sont très frileuses dans leur démarches avec le particulier et avec les entreprises et restent dans une apathie qui en devient endémique. 

Le mécanisme bancaire étant basé sur le crédit, les banques se sont fourvoyées dans les investissements hasardeux et le font payer au prix fort, à l’état, au contribuable et aux professionnels. Bref le banquier qui assume la conséquence de ses actes n’a jamais existé et n’existera jamais autant se faire une raison.

Prenons en exemple le prêt au contribuable, c’est quasiment 60% d’apport si vous demandez un financement pour votre habitation, selon les banques, inutile d’y aller avec les 30% traditionnels. on sait que c’est par rapport aux taux qui sont très bas, donc pas intéressant pour les banquiers.

Pour les PME PMI c’est encore plus compliqué, car en cette période de récession, il est très difficile d’ouvrir un compte professionnel dans une banque, voire d’avoir des facilités de caisse, ou même, comble du sort si tout va bien, d’ouvrir un simple compte. Voyez plutôt la mésaventure d’un de nos lecteur

Un de nos lecteur qui est gérant de PME et qui a déja un compte dans la même banque depuis 1998, ce qui est gage en temps normal de fidélité de la sa part.

Cet entrepreneur cherchait à ouvrir un deuxième compte afin de pouvoir mener des futurs investissements.

Son entreprise est en bonne santé, a une trésorerie d’avance de plus 10% du Ca, des réserves d’argent de 20% du Ca, pas de crédit, et n’a pas besoin de découvert, le secteur d’activité porteur, bref ce qui pourrait être envié par bon nombre de patrons de PME-PMI.

Son activité étant basée sur Montpellier, il a fait le tour des banques de la place et s’est vu poliment refuser pas trois banques, Société générale à été la première a laquelle il a été confronté, avec une conseillère pro qui ne fait pas un pas sans faire des demandes à sa direction, qui avec l’air de ne pas avoir l’air a tout fait pour dégouter cet entrepreneur, en demandant des pièces à n’en plus finir, jusqu’ à la carte d’identité de tous les actionnaires la société, qui a bien fourni ses statuts et comptes mis a jour et même un pré bilan avec un CA multiplié par 4 .

Ensuite c’est au tour de la banque Chaix, très bon accueil, le directeur d’agence reçoit en personne le chef d’entreprise, qui prend soin de lui fournir, bilans, pré bilans et autres pièces demandées en début septembre.

Alors que le directeur lui signifie après un deuxième rendez-vous la semaine suivante que tout était ok.... un mois passe et toujours rien, le futur client appelle donc à l’agence pour apprendre que le directeur qu’il avait rencontré, a changé d’agence, ce qui est déja assez négatif puisque personne ne l’avait averti, un banquier est il habitué à cacher les infos, il aurait du par correction avertir son client. Il se rend donc à l’agence pour savoir ou ils en sont avec son dossier, le nouveau chef d’agence assez vindicatif et nerveux, sans doute par ce manque de communication de la part de son établissement, ou du travail à accomplir dans ses nouvelles taches, lui dit qu’il ne travaillera pas avec lui, apparemment la démarche du chef d’entreprise avec des questions qui dérangent sur le professionnalisme et l’honnêté ne lui ont certainement pas plu, bref porte close et nouveau chef d’agence plus que tendu.

Et pour terminer la banque Courtois, qui très courtoisement dès l’accueil et sans connaître le chef d’entreprise, lui affirment que l’ouverture d’un compte se fait par cooptation, personne qui connaissent, commerçants, mais en bref, n’ouvrent pas de comptes à n’importe qui. Au moins cela leur évite d’éplucher un dossier trop clair. Le paradoxe c’est que ce petit patron de PME a téléphoné à la hot line nationale pour prendre un éventuel rendez-vous et ils l’on invité a aller a l’agence la plus proche, donc, celle de la comédie Montpellier qui l’a refusé. La boucle est bouclée.

Ensuite par amusement il a fait d’autres banques non loin de la place, la dupuy-perceval, très accueillants mais plus de 20 minutes d’attente, pendant que le conseiller qui devait recevoir le "client", était en grande conversation avec un collègue, montrant bien le dénigrement vis à vis de son futur ex client, les autres sont restés corrects mais très indisponibles quand à la prise de rendez-vous, ou demandant de repasser plus tard, car vacances oblige, les stagiaires en place ne savaient pas comment faire. 

Quand pourra t’on comprendre que ces personnes la ont trop de pouvoir par rapport à leur réelles capacités intellectuelles à juger si un client est bon ou pas, et comme dans beaucoup de corporations se rendront t’ils compte qu’ils ont totalement perdu leur libre arbitre, leur pouvoir de décision et la faculté d’agir eux mêmes. Ce ne sont même plus des moutons, ils sont esclaves de leur propre condition et ne s’en rendent pas compte. le grand malheur c’est que pour les professionnels, les banques n’ont aucune obligations, comme le dit l’adage, les banquiers ont un bras court pour prendre et très long pour donner, la on peut dire qu’ ils se coupent eux-même les bras.

 

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