Couverture numérique du territoire français

14/10/2011 à 03h53, Auteur : rédac-rss // internet-high tech-informatique

Le Sénat a débattu sur la couverture numérique du territoire

La France est en passe de manquer le virage du numérique, et le retard qu’elle prend aujourd’hui risque de s’avérer rapidement irréversible. La France peine à achever sa couverture en téléphonie mobile et en internet à haut débit. 

Elle tarde à déployer les réseaux à très haut débit qui leur succèderont, et ce tout particulièrement dans les espaces ruraux : le coût marginal d’un abonné y est bien plus élevé qu’en zone urbaine, ce qui n’incite donc pas les opérateurs privés à investir.

Tel était le constat sans concession établi par la commission de l’Economie dans un rapport d’information présenté par M. Hervé Maurey (UCR, Eure) en juillet dernier. C’est ce bilan et les solutions à y apporter qu’ont discuté les sénateurs en séance publique à l’occasion d’un débat sur la couverture numérique du territoire, mercredi 12 octobre.

Si l’accès à Internet haut débit est très largement répandu, écrit le rapporteur, plus de 20 pour cent de nos concitoyens n’ont accès à aucune connexion Internet, ou à une connexion inférieure à 2Mbt/s et seule une minorité de la population bénéficie de l’offre triple play dans de bonnes conditions. Les taux de couverture laissent croire que la téléphonie mobile dessert la quasi intégralité des habitants résulte d’indicateurs dont la représentativité est contestable et mériterait d’être revue, souligne Hervé Maurey.

Enfin, le réseau très haut débit reste embryonnaire et il y a tout lieu de penser que les objectifs ambitieux fixés par le Président de la République, à savoir 70 pour cent des foyers français raccordés en 2020 et la totalité à l’horizon 2025, ne seront pas atteints en raison d’un modèle de déploiement à la fois non contraignant vis-à-vis des opérateurs et peu incitatif pour les collectivités.

En conséquence, Hervé Maurey appelle à « un indispensable sursaut pour l’avenir de nos territoires. » Pour ce faire, il invite l’État à « reprendre la main » et réaffirmer son rôle central dans l’aménagement numérique des territoires.

 

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